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Les expositions réalisées

25 expositions réalisées dont 23 sur le Beaujolais des Pierres Dorées :


- en 2001 : expositions expérimentales sur divers thèmes.

- en 2002 : exposition sur un hameau : « Mussy, un lieu de vie en pays d'Oingt ».
- en 2002 :  exposition à Lucenay (complétée en 2006) et Morancé.
- en 2002 : exposition à Bagnols pour le canton du Bois d'Oingt.
- en 2003 : expositions à Létra, Charnay et Ternand.
- en 2004 : expositions à Theizé, Lacenas, Liergues, Pouilly-le-Monial, Chazay d'Azergues.
- en 2005 : expositions à Cogny, Rivolet, Lozanne, Saint-Laurent d'Oingt et Le Bois d'Oingt.
- en 2005 : exposition à Anse sur une personnalité locale.
- en 2006 : exposition à Anse pour Ambérieux d'Azergues, Anse et Lachassagne.
- en 2007 : exposition à Châtillon et Chessy.
- en 2008 : exposition à Châtillon et Fleurie.
- en 2010 : exposition à St Vérand en partenariat avec "Les Jardins du Dialogue".
- en 2010 : exposition en partenariat avec La Maison du Patrimoine de Villfranche "Quand la Calade s'en va-t-en guerre"

Et deux en dehors du beaujolais sous le titre d'ECOVILLAGE :


- en 2005 : exposition sur la grande guerre à Carentan (Normandie)
- en 2004 : exposition sur l'évolution d'un quartier rural devenu urbain à Vannes (Bretagne)

Les Poilus de Theizé dans les batailles clés

(Présence de ces noms sur le monument aux morts)

Cette exposition cite les offensives importantes afin de les mettre en relation avec des faits de campagne de poilus de Theizé. Il s'agit de révéler ce qui semble essentiel tant dans la vie du soldat, que dans chaque bataille.

Michel ARNAUD - MplF le 15 octobre 1916 à Popolzuni en Grèce, dans la province de Macédoine, des suites de ses blessures. Né le 15 septembre 1855 à Oingt, ouvrier agricole à Theizé. Caporal au 372ème R.I., matricule 139, Rhône-Nord. Inhumé en Thessalonique au cimetière militaire de Zeitenlik, tombe 7235.

Philibert-Auguste ARNAUD - MplF le 16 avril 1917 à Verneuil-sous-Coucy (Aisne) au Chemin des Dames, tué à l'ennemi par éclat d'obus. Né le 19 octobre 1886 à Theizé. Fils de Claude et Marie Aurion (Viticulteur). Brigadier au 262ème Régiment d'Artillerie de Campagne, matricule 1124 Rhône-Nord.

Antoine-François AUCLAIR - Né le 28 novembre 1883 à Theizé. Fantassin le 1er août 1914 au 149ème R.I., puis au 358ème. Il passe au 62ème Régiment d'Artillerie le 18 décembre 1917 en raison d'une luxation de la hanche. Il termine la guerre au 65ème R.A dès le 18 juin 1918.

André BALLOFFET - MplF le 15 juillet 1918 à Souain (Marne), tué à l'ennemi. Né le 14 octobre 1891 à Theizé. Fils d'Antoine Marie Philibert et de Louise FAVEL. Canonnier Servant au 62ème R.A., 7ème batterie, matricule 2, Lyon Nord. Citation n°253 du 27/07/1918 à l'ordre du Régiment.

Philibert BAS - MplF le 27 septembre 1915 à Souain (Marne) à la ferme de Navarin, tué à l'ennemi lors de la seconde offensive de Champagne. Né le 13 août 1884 à Lucenay. Soldat au 171ème R.I..

Jean-Marie BERCHOUX - MplF le 20 octobre 1918 à Lin en Albanie des suites de maladie contractée en service, Ambulance alpine 7 SP 508. Né le 28 août 1885 à Theizé. Soldat au 371ème R.I., matricule 134, Rhône. Inhumé en Macédoine à Bitola (Monastir) au cimetière militaire, tombe 2409.

Benoît BIDON - MplF le 25 janvier 1915 à Uffholtz (Haut-Rhin), tué à l'ennemi. Né le 14 janvier 1892 à Cogny. Chasseur au 15ème B.C.P.

Jean-Pierre BROSSETTE - MplF le 23 juillet 1918 au Bois de Reims (Marne), tué à l'ennemi. Né le 28 juillet 1881 à Theizé. Fils de Jean et Antoinette CLINET. Soldat au 97ème R.I., matricule 687, Rhône nord. Croix de guerre étoile de bronze - Citation: "Bon et brave soldat. Au front depuis le 4 septembre 1914, blessé à Verdun le 10 juillet 1916. A, depuis son arrivée, donné plein contentement à ses chefs par son bon esprit, son zèle et son sang-froid."

Pierre BOURRICAND - Né le 20 février 1877 à Theizé, résidant à Pouilly-le-Monial. Trompette Service Militaire au 4ème d'Artillerie où il est affecté en août 1914, puis passe au 47ème d'Artillerie le 20 mars 1915, enfin au 2ème Génie d'Artillerie de Campagne d'Afrique le 1er avril 1917. Croix de Guerre - Citation: "Excellente trompette. Au front depuis le début des hostilités, du 3 au 9 août 18, agent de liaison avec le colonel commandant l'Artillerie, a accompli sa mission dans des circonstances difficiles et périlleuses avec un bel esprit de sacrifice."

Pierre-Marie CHABAS - MplF le 14 novembre 1916 en Macedoine à Kenali, tué à l'ennemi. Né le 5 octobre 1883 à Grandis. Soldat au 372ème R.I., matricule 659, Rhône Nord.

Jean CHANRION - Né le 23 juillet 1891 à St Germain-sur-l'Arbresle, résidant à Theizé. Au début des hostilités, il est canonnier, puis maintenu en service auxiliaire le 19 décembre 1914, et passe au 54ème Régiment d'Artillerie Lourde le 5 mars 1918. Il décède à Valence le 28 février 1921.

Joseph CHANRION - Mort le 15 décembre 1916 à Louvemont (Meuse), à la Côt du Poivre. Né le 11 décembre 1896 à Moiré, résidant à Theizé. Soldat au 255ème R.I.

Antoine CHAPUY - Né le 19 juillet 1883 à Trévoux, résidant à Theizé. Fils de Antoine et Marie Châtoux. S.M. au 21ème BCP le 1er août 1914, matricule 350. Intoxiqué au gaz le 2 novembre 1917 à Ailles (Chemin des Dames) puis blessé le 7 juillet 1918 au bras gauche par un éclat d'obus près de Gourmay-sur-Aronde (Oise), et le 31 août 1918 à Raucourt au bras droit par un autre éclat d'obus. Croix de Guerre et Médaille Militaire - Citations: "29 octobre 1916: brancardier très dévoué et très courageux. Affecté au service d'une compagnie qui s'est distinguée au combat du 14 octobre 1916 en procédant sous un bombardement des plus violents aux premiers pansements des blessés et à leur évacuation."  "10 juillet 1918: brancardier du plus grand dévouement: le 7 juillet atteint à l'avant-bras gauche d'un éclat d'obus, a continué ses fonctions."

Antoine CHIRAT - Mort le 22 juillet 1916 au Petit-Monthairon (Meuse), dans l'ambulance. Soldat au 221ème R.I.. Né le 28 janvier 1884 à St Julien/Bibost.

Benoît CHIRAT - MplF le 31 octobre 1918 à Beauvais (Oise), Hôpital complémentaire 43 S.P.205, des suites de ses blessures. Né le 28 janvier 1877 à St Julien/Bibost.Chasseur au 4ème B.C.P., matricule 268, Rhône-Sud. Inhumé à Beauvais à la Nécropole nationale Marissel, tombe 106.

Benoît CHUITEL - MplF le 12 avril 1918 à Remiencourt (Somme), tué à l'ennemi. Né le 30/09/1878 à Theizé. Soldat au 340ème R.I.

Jean CHUITEL - Né le 27 avril 1881 à Theizé. Fils de Jean et Marianne Guerry. Service militaire au 133ème R.I.. Matricule 748, affecté au 149ème le 1er août 1914. Disparu le 3 mars 1915 et rapatrié le 18 janvier 1919 (absent plus de 4 ans, sa femme l'a considéré comme décédé et s'est remarié).

Marius CINQUIN -MplF le 10 juillet 1916 au Bois Fumin (Meuse), tué à l'ennemi. né le 25 septembre 1884 à Bagnols, résidant à Theizé. Soldat au 358ème R.I.

Antoine-Claude COILLARD - MplF le 18 avril 1918 à Fontaine (Somme), disparu. Né le 13 août 1884 à Moiré. Fils de Philippe et Antoinette Terrasse. Soldat au 3ème Régiment de Marche de Zouaves Bis, matricule 519, Rhône-Nord.

Jean-Marie COILLARD - MplF le 29 octobre 1914 à Bouvigny-Boyeffles (Pas-de-Calais), tué à l'ennemi. Né le 11 juin 1881 à Ville-sur-Jarnioux, résiadant à Chamelet. Fils de Philippe et Antoinette Terrasse. Service militaire au 133ème R.I., affecté le 4 août 1914 au 149ème R.I., matricule 728, Rhône-Nord.

Jean-Pierre COLAS - Né le 17 mars 1887 à Ville-sur-Jarnioux, résidant à Ville/J puis à Theizé. Fils de Jean-Pierre et de Marie-Louise Thomas. Matricule 393, service au 21ème BCP, affecté en août 1914 au 15ème BCP. Blessé le 15 juin 1916 à Chaulnes (Somme): "Plaie à la main gauche par balle." Disparu le 14 mai 1918 au combat de Klein-Kensmatt en Belgique car prisonnier de guerre. Rapatrié le 26 novembre 1918. Médaille de la Victoire.

 François COMBE - Né le 2 juin 1896 à Ternand, résidant à Ternand puis à La Calle à Theizé. Fils de Louis et de Pierrette Soly. Soldat au 133ème R.I. puis au 23ème, matricule 1252. Ensuite incorporé au 83ème R.A., au 115ème, 42ème, 86ème puis 172ème. En 1915 il passe de nouveau au 23ème R.I.. Il est blessé le 31 août 1916 au Bois d'Hem (Somme) par un éclat d'obus à la jambe droite. Il passe au 85ème Régiment d'Artillerie Lourde le 22 décembre 1917 et enfin au 42ème Régiment d'Artillerie Colonial le 25 juin 1918. Il se trouve en Orient du 5 mai 1918 au 24 septembre 1919 où il est atteint de paludisme. Médaille de Serbie.

Claude DANGUIN - Né le 8 juillet 1886 à Theizé. Service militaire au 4ème Génie de Belfort. Affecté le 1er août 1914 au 11ème Génie. Blessé par balle au pied à Laon le 12 janvier 1915.

Clément DEBILLY - Mort le 3 septembre 1914 à Lyon à l'hôpital Desgenettes d'une maladie non imputable au service, malade dès sa mobilisation. Né en 1868 à Theizé.

Marius DESBROSSES - MplF le 20 juillet 1918 à Saconin-et-Breuil (Aisne), tué à l'ennemi. Né le 15/12/1898 à Theizé. Zouave au 9ème R.Z.

Jean DESMEURS - MplF le 2 octobre 1915 à Perthes-lès-Hurlus (Marne), tué à l'ennemi lors de la seconde offensive de Champagne. Né le 12 novembre 1895 à Theizé. Soldat au 75ème R.I. Citation.

François-Emile DEVAUX - MplF le 31 juillet 1918 à Cuperly (Marne), ambulance 7/2 S.P.54, des suites de ses blessures. Né le 19 mai 1896 à Theizé. Soldat au 109ème R.I., matricule 2671, Rhône-Central. Inhumé à La Cheppe (Marne) à la Nécropole nationale Le Mont-Frenet, tombe 905.

Jean-Pierre DOST - Mort le 19 avril 1917 à Prosnes (Marne) au Mont-Haut. Né le 14 mai 1895 à Theizé. Soldat au 3ème R.M.Z. Bis. Disparu.

Georges DUMAS - Né le 11 janvier 1881 à Moiré, résidant à Theizé. Fils de Antoine et de Annette Carrier. Service militaire au 21ème BCP, matricule 668. Nommé Caporal le 30 novembre 1903. Affecté le 1er août 1914 au 15ème BCP. Prisonnier le 14 décembre 1914 à Steinbach (Alsace). Rapatrié le 16 décembre 1918.

Jean-Marie DUMAS - Né le 18 mars 1896 à Theizé. Matricule 1265, affecté au 99ème R.I. le 28 août 1916, puis au 164ème le 20 juin 1917. Intoxiqué par gaz le 13 décembre 1917 à Massiges. Fait prisonnier le 10 juin 1918 à Ville (Oise). Rapatrié le 14 décembre 1918.

Joseph DUMAS - MplF le 5 janvier 1915 à Ban-de-Sapt (Vosges) à la Fontenelle, tué à l'ennemi. Né le 3 avril 1892 à Châtillon d'Azergues. Soldat au 133ème R.I., matricule 673, Rhône-Nord. Inhumé au Carré Militaire de Saint-Jean-d'Ormont, tombe 28.

Marcel DUMONTET - Mort le 21 juillet 1915 à Commercy (Meuse), tué à l'ennemi. Né le 30 décembre 1885 à St Just d'Avray. Soldat au 277ème R.I.

Eugène-Antoine FAYOT - Mort le 27 avril 1915, en mer (9998 Léon Gambetta: Croiseur-Cuirassé torpillé dans la nuit du 27 avril 1915 par l'U-5 de la marine impériale autrichienne à 14 miles du Cap Santa Maria di Leuca. Un seul canot peut être mis à l'eau. Il est prévu pour 58 hommes, mais 108 marins parviennent à y prendre place, et comme le temps est beau, ils font route aussitôt vers la côte italienne. Il est 2 h. Le canot atteindra miraculeusement le village de Santa Maria vers 8h du matin. L'alerte aussitôt donnée, de Tarente et de Brindisi, des torpilleurs se portent sur les lieux du drame. Des 500 hommes qui se trouvaient à l'eau à minuit, ils ne retrouvent que 29 survivants épuisés. On ne retrouve aucun officier. Le Capitaine de Vaisseau André, commandant le Léon-Gambetta et l'Amiral Senes sont parmi les 684 morts.) Né le 16 octobre 1895 à Theizé. Matelot.

Jean-Marie FAYOT - MplF le 14 janvier 1916 des suites d'une pneumonie à Bar-le-Duc. Né le 18 mars 1885 à Theizé. Fils de Jean-Marie et d'Emilie Clavier (figure sur le monument de Sainte-Paule). Matricule 90, 5ème Régiment d'Artillerie de Campagne.

Antoine GIRERD - Né le 15 janvier 1894 à Theizé. Fils de Blaise et de Joséphine Lacote. Soldat incorporé le 7 septembre 1914 au 70ème R.I., matricule 406. Le 21 janvier 1916 il passe au 42ème et le 8 mars 1917 au 113ème. Prisonnier le 23 août 1918 au camp de Querlimbura en Allemagne, il sera rapatrié le 5 janvier 1919. Blessé à Notre-Dame de Lorette (Pas-de-Calais) le 2 juillet 1915: contusion par suite d'ensevelissement par éclat d'obus, puis de nouveau blessé à la ferme des Haraignes à Verdun le 22 février 1916: plaie pénétrante par éclat d'obus au bras droit. Croix de Guerre Etoile de Bronze - Citation: " Bon soldat ayant toujours accompli son devoir, trois fois blessé."

Maurice GREPPO - MplF le 4 octobre 1915 à Beveren (Belgique), au combat de Roulers, tué à l'ennemi. Né le 23 novembre 1893 à Theizé. Soldat au 42ème R.I., matricule 724, Rhône-Nord. Inhumé en Belgique à Roulers, au Carré militaire, tombe 164.

Louis GUILLARD - Né le 23 juin 1894 à Theizé. Fils de Pierre et de Antoinette Narbonne. Matricule 411. Il est incorporé le 1er septembre 1914 au 22ème R.I. Colonial et proposé dans les services auxiliaires le 18 janvier 1915. Il est affecté au 118ème R.I. le 1er juillet 1917.

Jean MERLIER - Né le 27 février 1891 à Bagnols

 

La Grande Guerre à Bagnols

Les soldats de Bagnols :

Les Fantassins sont les plus nombreux dans les Régiments d’Infanterie dits R.I. A partir du printemps 1915, ils troquent leur tenue voyante au profit de vêtements bleu horizon.

Louis ALIX

Claude-Marie ANDRE – Mort pour la France le 31 Janvier 1916 au Ravin d’Hardecourt dans la Somme, atteint par un éclat d’obus. Né le 15 sept. 1875 à Theizé. Fils de Claude et de Juliette Biguet. Soldat au 86ème territorial Lyon Nord, matricule 251.

Jean-Marie AUGAY

Maurice BINE

Auguste BURGAT – MplF le 24 sept. 1914 à Domjevin (Meurthe et Moselle), tué à l’ennemi. Né le 24 février 1883 à Chamelet. Fils de François et de Marie-Antoinette Desgouttes. Fantassin le 1er août au 349ème R.I., matricule 348 Rhône Nord. Transcription de décès suite au jugement de Villefranche (69) du 23/04/1920 - Travaillait au Chemin de Fer du Beaujolais, figure sur le livre d'Or à Villefranche-sur-Saône.

Camille CHALUMEL – MplF le 27 octobre 1918 dans la forêt de Brétigny. Né le 14 mars à Bagnols. Fils de Jean-Marie et d’Antoinette Laurent. 2ème canonnier, conducteur au 257ème Régiment d’Artillerie, 21ème batterie, matricule 2437.

Antoine CHATAL – MplF le 12 juillet 1916 au Bois de la Laufée près de Verdun. Né le 23 décembre 1886 à Sarcey. Fils de François-Pierre et de Marie Durand. Caporal au 370ème R.I., 15ème Compagnie.

Jacques-Auguste DUBAYLE – MplF le 14 juillet 1915 à Port-Fontenoy (Aisne). Né à Bagnols en 1871 (son acte de décès retrouvé à Theizé indique 32 ans). Sapeur à la 1ère Cie du 7ème bataillon du Génie.

Jean-Marie EUTROPE – MplF le 27 juillet 1915 à Holzschag près de Goldbach (Haut-Rhin). Né le 18 avril 1881 à Saint-Forgeux. Fils d’Antoine et d’Etiennette Girondon. Soldat au 18ème camp du 172ème R.I., matricule 814 Rhône-Nord. Transcrit le 20/09/1915 à Bagnols (69) - Inhumé N.N. de Moosch (68) tombe 646.

Joannès FENOUILLET – MplF le 25 sept. 1915 au Mont sans nom à Baconnes (Marne). Né le 14 mars 1889 au Bois d’Oingt. Fils de François et de Jeanne Dupuis. Soldat de 2ème classe à la 2ème compagnie du 101ème R.I. Matricule 814, Rhône Nord, classe 1909.

Benoît FORGE

Alexandre GIRAUD – MplF le 5 décembre 1915 au Bois Brûlé en Alsace. Né à Oingt en 1876. Fils de Pierre et de Benoîte Crozet. Soldat de 2ème classe au 7ème bataillon du 43ème territorial d’Infanterie, matricule 7319.

Joannès GUERIN

Joseph JACQUEMOT

Philibert LABORIER

Antoine LOUIS – MplF le 26 sept. 1916 à Rancourt dans la Somme à la suite de graves blessures. Né le 27 juillet 1896 à Bagnols. Fils d’André et de Jeanne Brunot. Matricule 1288 Lyon-Nord. Soldat de 2ème classe au 162ème R.I., 3ème Compagnie.

Pierre MAILLET – MplF le 27 octobre 1918 à l’hôpital de Lyon 5ème. Né le 18 février 1892 à Bagnols. Fils de Jean et de Marie Pignard. Soldat au 35ème R.I. Rapatrié d’Allemagne.

Marius NESME

Marius POMMIER – MplF le 16 juin 1915 à Houdan (Pas-de-Calais) à la suite de blessures de guerre. Soldat de 2ème classe au 109ème R.I., section des grenadiers. Matricule 1115.

Pierre PUISSANT – MplF le 17 mai 1915 au Canal de l’Yser en Belgique. Né le 13 juin 1895 à Bagnols. Fils de Nicolas et de Jeanne Clément. Répétiteur de collège. Aspirant au 2ème bataillon du Régiment de Zouaves.

Claude RAY

Alexandre RENARD

Claude SAUVAGE – MplF des suites de ses blessures le 1er juillet 1915 à l’hôpital de Chalon-sur-Saône (71). Né le 04 février 1891 à Liergues (69). Sapeur-mineur au 7ème Bataillon de Génie. Matricule 64 Rhône-Nord. Extrait du registre des décès transmis le 12/07/1915 à Chessy (69). Tombe individuelle. Carré militaire de Chalon.

Francis SAUVAGE – MplF le 23 octobre 1917 à Pargny-Filain (Aisne) au Ravin des Bovettes. Tué à l’ennemi. Né le 03 juin 1896 à Bagnols (69). 28ème Bataillon des Chasseurs Alpins. Initialement Inhumé à Pargny-Filain - Transféré à la NN de Soupir (02) - Notifié le 25/10/1920. Transcription le 22 février 1918 à Villefranche. Tombe collective 1395

Emile SIMON – MplF le 04 janvier 1917 à Ornes dans le Bois des Caurières (Meuse). Tué à l’ennemi. Né le 11 janvier 1890 à Bagnols (69). Soldat au 416ème R.I., venu du 159ème. Matricule 328, Rhône-central. Transcrit le 24/07/1917 à Lyon 1 (69).

Jean-Marie THIARD – MplF le 16 avril 1917 à Craonne dans l’Aisne. Né le 2 novembre 1897 à Bagnols. Fils de Jean-Claude et de Louise Guillermain. Soldat au 208ème R.I. Matricule 1060, Rhône-Nord.

Jean-Baptiste VIOLAY – MplF le 26 octobre 1916 à Verdun. Né le 27 août 1892 à Bagnols et résidant à Châtillon d’Azergues. Il devient fantassin le 1er Août 1914 au 133ème R.I. Blessé le 2 sept. 1914 par éclat d’obus au bras droit à la « tête de Behouille » dans les Vosges. Il fut réformé temporairement le 25 juillet 1916.

Jean-Félix VOLAY – MplF le 26 octobre 1916 à Fort-de-Vaux par éclat d’obus. Né le 2 décembre 1897 à Sarcey. Fils de Jean-Claude et d’Antoinette Thuzeville. Sergent au 333ème R.I., 18ème Cie.

Les « Diables Bleus » (tous de Bagnols):

C’est le surnom donné par les Allemands aux Chasseurs Alpins ou à pied, en raison de la couleur de leur uniforme et de leur ardeur au combat en particulier dans les Vosges.

Antoine BRUNET – MplF le 14 juin 1915 au Bois Winterhagel (Alsace) par « une balle de fusil allemand ». Né le 18 mars 1889 à Bagnols. Fils de Jean et Benoîte Grasset. Chasseur 2ème classe au 15ème bataillon de chasseurs, n° 1243.

Jean-Pierre DUMAS – MplF le 22 août 1914 à la Crête des Genêts dans les Vosges (avec 27.000 autres soldats !). Né le 14 juillet 1893 à Bagnols. Fils de Jean-Pierre et Eugénie Descolas. Chasseur au 11ème bataillon de chasseurs. Jugement rendu le 28/04/1920 par le tribunal de Villefranche - Transcrit le 22/05/1920 à Bagnols (69) - Inhumé à la nécropole nationale de Plaine (67).

Jean-Marie MIGNARD – Né le 12 Août 1894. Incorporé à partir du 1er sept. 1914. Fait prisonnier à Notre-Dame de Lorette le 3 mars 1915 (Pas-de-Calais). Envoyé à Colu en Allemagne d’où il est rapatrié le 15 janvier 1919.

Jean-Baptiste VIALLARD – MplF le 4 mai 1917 à Sapigneul - Marne. Né le 28 juin 1883 au Breuil. Fils de Jean-Baptiste et Marie-Cécile Bost. Cultivateur à Bagnols. Chasseur incorporé au 15ème bataillon de Chasseurs à Pied, puis au 18ème BCP. Blessé le 20 juin 1915 à Metzeral en Alsace par éclat d’obus à la jambe droite.

Cette exposition a été organisée par les habitants de MUSSY, du BARNIGAT et de CATON et s’est tenue du 5 au 20 Avril 2002 à la Maison Commune d’Oingt.

Elle bénéficiait de l’appui de l’association ECOBEAUVAL

MUSSY, un lieu de Vie en pays d’OINGT

Mussy est un hameau de la commune de Saint-Laurent d’Oingt, mais géographiquement situé entre les 3 villages de St Laurent, Sainte Paule et Oingt. 

  • C’est l’histoire de hameaux : Mussy, Caton, le Barnigat, au 20ème siècle racontée par des habitants ,…
  • Un bout de vie dans la grande Histoire, à odeurs de terres et de vignes.
  • Au fur et à mesure que notre planète se rétrécit, le besoin de chacun est de retrouver d’où il vient….


L’exposition comportait 11 thèmes répartis en 11 panneaux de 6 tableaux chacun (3 de textes et 3 de photos).

  
   1- Mussy : Présentation et Origine
   2- Les pays d’Oingt dans l’histoire (16ème /19ème siècles)
   3- Un Siècle d’évolution
   4- Les Moyens de transport et les Routes
   5- Vie et Fêtes au Pays
   6- La Vie dans les Familles
   7- Les hameaux et la Grande Guerre 1914 1918
   8- L’Agriculture dans le Siècle
   9- Le Développement de la Vigne 
 10- Cuvages-Pressoirs et Four à Pains
 11- Personnalités et Personnages

 

L’exposition qui suit se veut résolument du 20ème Siècle. Il s’agit de l’évolution observée dans un hameau de Saint-Laurent-d’Oingt au cours de ce siècle. Observation qui a pu se réaliser grâce à deux viticulteurs viscéralement attachés à leur lieu de naissance, à leur métier et au cadre à l’intérieur duquel leur activité professionnelle s’est exercée.

 Tous deux, habitants de Mussy, ont commencé pour eux-mêmes, puis pour les familles du hameau et des communautés proches (le Barnigat et le Caton) avec l’histoire de leur famille et de leur maison. Ce travail totalement réalisé à leur initiative indiquait leur désir de transmettre aux générations à venir ce qu’a été leur vie au 20ème siècle.

 Avec l’appui de l’association Ecobeauval, il nous est présenté des séquences de cette évolution. Pour apporter plus de vécu à ces coups de flash, on peut lire le témoignage des plus anciens habitants du hameau qui ont traversé cette période. La passion et peut-être la nostalgie qui les animent est pour nous contagieuse.


Il s’agit bien comme l’ont précédemment exprimé des personnalités comme Pierre MICQUEL et Claude BOURDIEU de donner la parole aux acteurs de l’histoire locale et paysanne et à leurs descendants. Cette histoire n’est pas l’Histoire : celle des rois et des puissants, mais elle donne à celle-ci un autre regard. Avant de nous consacrer exclusivement au 20ème siècle, il nous a semblé nécessaire de retrouver des éléments fort des siècles précédents.

Les acteurs de la réalisation :
Les personnes ayant contribué à la réalisation de cette exposition doivent être principalement remerciées :
Charles TRIBOULET et Lucien LOUIS ont été les collecteurs attentifs des données locales,
Jean REBY-FAYARD a assuré la coordination,
Marie-Hélène JOLY-TRIBOULET, Martine REBY-HINARD, Michel DELACOLONGE, Myriam MARION ont apporté une participation décisive aux travaux.

L’association chargée de mettre en forme le travail en collaborant avec « Mussy » a choisi dès sa création le sigle ECOBEAUVAL : ECOmusée- BEAUjolais -VAL ( pour Val de Saône et d’Azergues). En attendant que les éléments soient rassemblés, ECOBEAUVAL se résume en Association des mémoires locales.

L’équipe de réalisation remercie aussi : Antoine DUPERRAY (Maire d’Oingt) et Michel BONNARD pour la mise à la disposition de la Maison Commune, ainsi que : Andrée MARGAND et Renée DUPOIZAT pour leurs précieux conseils historiques. Une mention spéciale également est adressée aux responsables de la Maison du Patrimoine à Villefranche, cette dernière étant source de précieux documents.

La Féodalité dans nos régions :

Sans aucune prétention, nous sommes partis à la recherche de ce que pouvait être MUSSY et plus généralement la vie en pays d’OINGT dans les périodes antérieures au XX° Siècle.

Du moyen Age à la Révolution Française les rapports concernant les personnes et les Terres s’appuyaient sur le Système Féodal (les Suzerains régnant sur les fiefs protégeaient des vassaux, eux-mêmes Suzerains d’autres Vassaux etc…). Les paysans se trouvaient au dernier échelon de ce « maillage ». Le Suzerain protégeait son Vassal des hordes armées envahissantes, en contre-partie, celui-ci devait verser des impôts (ban et arrière ban pour les nobles, servis pour les roturiers)

En pays d’OINGT, existait un fief important : Prony qui dépendait directement du Château de Pierre Scize à LYON et qui était considéré avant le 16ème siècle par certains comme « l’Oeil du Roi de France ». et  « Le Fief de Prony, le plus important des fiefs des alentours ne devait, que « le ban et l’arrière-ban au Roi de France.. ». ( Référence « d’Iconium à Oingt » édité par les amis du Vieux Village d’ Oingt). Ensuite son rôle fut surtout économique. Lorsque les roturiers devenaient propriétaires de terres nobles, ils ne pouvaient pas bénéficier de la rente noble.

Les 4 roturiers propriétaires de Prony de 1759 à 1766 en firent la triste expérience, économiquement, ils n’ont pu faire face et revendirent leurs propriétés à Me Riche dont le fils aîné fut fait baron de Prony en 1828.

Le hameau de MUSSY :
Par sa position cachée et son relief très pentu, il ne pouvait manquer de générer des spécificités locales. Pourtant Mussy, attaché à St Laurent d’OINGT depuis le 10ème Siècle, n’a été relié par une route nouvelle à sa commune d’origine qu’en 1900.

Mussy, plus proche d’Oingt que de St Laurent, communiquait difficilement avec les deux bourgs. On pourrait croire que la proximité a été essentielle, cependant, Oingt, limité au seul bâti, donc fermé, telle que nous le connaissons maintenant, n’a pas joué un rôle décisif vis à vis de son voisinage contrôlé jusqu’à la fin du 17ème siècle par le Prieuré de St Laurent.
La Baronnie d’OINGT, vassale du Comté ecclésiastique des archevêques de LYON, était pourtant chargée de la garde militaire du Prieuré. OINGT se trouvait depuis l’époque Gallo-romaine sur des voies reliant la Saône à Saintes (les voies antiques du lyonnais M.C. GUIGUE). Mussy, bien que peu visible, n’était pas éloigné des voies de communication.

Un autre particularisme de l’histoire locale mérite d’être relevé : la rivalité des Archevêques de LYON et des Abbés de Savigny ( l’Abbaye est propriétaire du Prieuré de St Laurent), soutenus par les Seigneurs de Beaujeu, ce qui donna lieu à de multiples points de friction.

Le Lyonnais, terre d’empire, fut annexé au royaume de France en 1314. Le Beaujolais allié de la France, ne devint français qu’à la fin du 15ème siècle. Il se trouvait que Oingt, Sainte Paule et St Laurent, mais aussi Ville sur Jarnioux se trouvaient à la frontière en Lyonnais. Par contre Létra et Chamelet dépendaient de la Seigneurie du Beaujolais. Mussy, proche de la frontière, a-t-il bénéficié ou souffert de cet écartèlement ?

Pourquoi ce nom de « MUSSY » le lien avec le VERVUIS :  
Une première proposition vient de l’abbé Gazel, ancien curé de St Laurent. MUSCIUS, officier romain, eut par Jules CESAR le bas du vallon et a fait Mussy, de la même façon, pour un autre hameau : PRONUS, aussi officier romain aurait donné : Prony, hameau proche de la commune de Oingt.

Renée Dupoizat, habitante de Mussy, donne davantage une explication topographique et ne lie pas l’origine du mot à la date de l’implantation d’habitants à Mussy (on a des certitudes pour le 17ème siècle, on peut supposer une création antérieure d’un siècle ou deux). Le dictionnaire celtique indique que « Mus » en celte et « Muz » en arabe signifie « caché » et « sy », rivière donc « un lieu entouré de collines et caché dans un bois près de la rivière », de même que prony signifie aussi pente.

L’ancien français utilisait couramment le verbe « se musser » pour « se cacher », se « nicher » dans un creux. « Se musser » était encore en usage au 19ème siècle et on a nommé « mussy » un cageot profond. Il est donc fort probable que le lieu Mussy fut ainsi baptisé par les habitants de St Laurent d’Oingt en fonction de sa géographie. Désolé, soldat Muscius !

Le Vervuis, petit affluent de l’Azergues vient prendre ses sources au pied des collines de Roche Guillon et du Saule d’Oingt. Il forme une vallée étroite, s’élargissant entre Oingt et Ste Paule. C’est juste là que se niche Mussy, « sur l’os du jambon » qui termine la commune de St Laurent (300 m de large entre Ste Paule et Oingt).

A 390 m. d’altitude, bien abrité des vents du Nord, le hameau s’étale le long de sa rue principale le traversant du Sud au Nord, puis tournant à l’Est pour rejoindre la D120 (en desservant Caton au passage.) Au sud un carrefour distribue les routes, de Ste Paule à Oingt la D-607 (desservant au passage le Barnigat) et de Saint- Laurent. Dans les sites appréciés des Pierres Dorées, le haute vallée du Vervuis apporte le cachet des vignes implantées sur les pentes, formant un paysage ouvert et varié. Ce paysage est le résultat de la volonté d’hommes prêts à s’accrocher à leurs racines. Si le paysage est un atout pour la région, il n’est pas gratuit, ni garanti à long terme.

Un siècle d'évolution

Pendant la «Belle Epoque», Mussy vit modestement. La vigne à la suite du phylloxéra et de la mévente du vin (1905-1910) fait stagner l’économie du hameau. L’habitat demeure modeste et la polyculture revient en force. Une grande partie de la production est auto consommée. La guerre de 14/18 va marquer cette première partie du siècle. Les rescapés, de retour au pays, souvent blessés ont appris surtout qu’une paix était indispensable pour mieux vivre.

L’électricité, le Gaz, le téléphone :
En 1925
, c’est l’arrivée de l’électricité par un transformateur à Prony. Photo du premier transformateur à PROSNY et du second construit à MUSSY.
En 1926, viendront les premiers postes de radio. Dans une famille où un poste vient d’être installé, le voisin entendant une voix demande : « Avec qui tu parles ?»
En 1936 , ce sera le réchaud à gaz.
La guerre de 39/45 obligera à un retour à l’autoconsommation.
Entre 45 et 47 , les habitants les plus anciens se souviennent que la demande trop forte d’électricité produit de brusques chutes de tension. Plus tard, il arrive que ce soit la coupure.
Enfin en 1949 , un transformateur d’électricité est installé à MUSSY. Le problème est résolu.
En 1948, un poste de téléphone est installé à MUSSY pour les trois hameaux en cabine publique.

L’eau :
Traditionnellement, l’approvisionnement en eau se faisait au puits individuel ou en commun. L’eau était tirée avec un seau au moyen d’une chaîne passant sur des poulies.
En 1875, une réserve d’eau est aménagée au nord du hameau :

  • Le «fond» est la réserve d’eau potable : elle est couverte et fermée.
  • Le trop-plein alimente l’abreuvoir pour les vaches et le lavoir. Un auvent protège les lavandières. Une partie des vaches du hameau venait s’abreuver deux fois par jour pendant la période hivernale. Les autres vaches étaient abreuvées avec l’eau des puits.

En 1933, quelques familles ont aménagé des arrivées d’eau par pompes ou par gravitation, l’eau provenant de sources ou de stockage des pluies.

1956 a vu la réalisation du réseau public et la création de sanitaires dans les familles. Durant la Guerre, on battait clandestinement les céréales au fléau et à la machine à bras. Le grain ensuite était nettoyé au tarare puis concassé pour faire de la farine et du pain.

Les moyens de transports et les routes :
Dans les siècles précédents, la force essentielle était celle des bras. Au début du 20ème siècle, les vaches, puis deux attelages de chevaux permettaient d’avoir une force autre que celle de ses bras et de transporter barriques de vin, blé, paille, foin, etc.

Au début du XXème Siècle, pour se rendre aux villages des alentours, les déplacements se faisaient à pied. Les habitants des hameaux allaient au marché avec un panier d’osier au bras rempli de beaux œufs, de fromages et de volailles. Le marché était celui du Bois d’Oingt distant de 5 kilomètres. La famille FERRIERE possédait un âne avec un bât, qu’elle chargeait de produits de la ferme…

1901 : la voie de chemin de fer « Le TACOT » reliant Villefranche à Tarare obligeait à parcourir 5 kilomètres à pied par-dessus les collines pour rejoindre les gares les plus proches. Puis viennent les premières voitures à trotter, tirées par un cheval. Une dame du hameau ayant eu un accident alors qu’elle conduisait le cheval , l’on entendait déjà :«Est-ce bien prudent de faire conduire les femmes ?». Ce sont aussi les vélos ; on commence à parler des exploits des champions cyclistes.

En 1928, ce sera la première automobile à Mussy puis les premiers vélomoteurs en 1933.

En 1934, le «TACOT» est arrêté ; cependant une ligne d’autocar le remplace, mais l’arrêt le plus proche est «La Croix de Mission» à Theizé. Il faudra attendre 1946 pour voir Oingt directement desservi par autocar reliant les marchés du lundi à Villefranche et du mardi au Bois d’Oingt.

Les routes :
Avant 1900, le chemin pour aller de Mussy à Saint-Laurent d’Oingt passe par la vallée du Vervuis. Il fallait la traverser et parcourir 400 mètres en pente pour arriver au village.
La route ouverte vers 1900 passe à flanc de coteau et dessert également Polluy et Sardinat. Les attelages circulaient plus facilement avec leur charge. La route entre Mussy et St Laurent d’Oingt sera goudronnée en 1959. C’est là que l’appartenance à St Laurent prendra tout son sens.

Au début du siècle, les habitants des hameaux de Mussy, Caton et Barnigat étaient partagés entre leur appartenance à la commune de St Laurent à 3 Kilomètres et celle de Oingt plus proche.
Ainsi, plusieurs enfants des hameaux sont allés à l’école à Oingt jusqu’en 1903 ; il en était de même pour les sorties des adultes telles que les coiffeurs et les stations au bistrot.
Depuis 1971, quatre routes desservent les hameaux. On ne vient plus à Mussy, on y passe.

 

Vie et fêtes au Pays:

A la fin du XXème, MUSSY organisait une vogue. Le dernier café du hameau a fermé vers 1920.
La Saint VINCENT, fête du patron des Vignerons a tenu jusqu’en 1939. Elle donnait lieu à des festivités qui commençaient par un défilé musical dans Mussy. Elle regroupait les habitants des trois hameaux, et des SABOTES. Le banquet avait lieu en divers endroits et bien sûr les chansons étaient de rigueur.

A la fin de la guerre , les «VINCENT» issus de la dernière Fête de 1939 à Mussy font partie des premiers organisateurs de la première Saint Vincent à Saint Laurent d’Oingt .

Les habitants de Mussy et Bernigat ont renoué en 1972 avec une fête spécifique. Les enfants ayant invité toute la population à un feu de camp près du Vervuy dans l’été 1971, Nicolas SAPIN fils avait proposé de faire un méchoui annuel. L’idée a fait son chemin. Depuis, un jour de semaine est fixé chaque année en réunion où tout le monde peut être présent. Un lieu est alors déterminé (la rue ou un cuvage) le menu aussi. Tables et chaises de vendanges sont rassemblées le matin. Le repas de midi est pris en commun.

Un concours de pétanque et des jeux sont organisés mettant en appétit pour le repas du soir. Les vainqueurs du concours de pétanque se voient attribuer la Coupe René CHERMETTE du nom d’un autre organisateur historique de la Fête. Jusqu’à 1940, la boule lyonnaise se jouait au hameau, avec le « jeu de la Croix » puis au Barnigat.  Après la guerre, les joueurs de Mussy ont rejoint les jeux publics des villages des alentours.

Dans un document datant du 2 mai 1868, un propriétaire de Mussy écrit au sous-préfet de Villefranche pour lui demander à la fois la possibilité d’organiser la Vogue et d’ouvrir un débit de boissons. Le sous-préfet après l’avis favorable du Maire MARDUEL de Saint-Laurent d’Oingt, en date du 3 mai, donne son accord le 4 mai.

La vie dans les familles:

Fidèles à notre désir de voir la vie depuis son échelon le plus proche des familles, nous prendrons quelques faits qui ont marqué l’ensemble de la communauté des hameaux. Nous ne dirons pas tout, seulement des moments où tous ont partagé la joie et la peine.

  Regardons d’abord les histoires de vie qui sentent un peu «la fleur bleue» :

  • Marie CLAUTRIER est née vers 1870. Son père, le bâtisseur de plusieurs maisons est veuf. Il confie son enfant à une tante à Ste Paule. Celle-ci,lorsque Marie devient jeune et belle veut la marier, sinon pas d’héritage !!...Marie cède et se fiance,selon les vœux de sa tante qui meurt avant le mariage… Marie hérite, n’hésite pas, rompt ses fiançailles, pour épouser l’Amour de sa vie : Claude LIVET, ouvrier agricole. Ils auront deux enfants.
  • Joannès, fils de Marie et de Claude, épouse Antoinette PETIT, s’installe au Barnigat en 1912, fait toute la guerre de 14/18 dont il a la chance de revenir. En 1919, naît une nouvelle petite Marie. Cette dernière conserve dans ses souvenirs d’enfance, un panier à couvercle offert par son père (confectionné par Jean PRAT vannier à Mussy).

Maintenant, quelques-uns des moments difficiles :

  • Joannès LIVET avait une démarche vive et un port fier et élégant. Il gardera toute sa vie dans son porte-monnaie une médaille. Cette médaille lui fut offerte par Marie SOURD, épouse de Louis Alix à son départ à la guerre. Alors qu’il est en pleine santé, il meurt en 1957, victime d’un accident en tombant dans le chantier de l’adduction d’eau.
  • En 1982, Jean-Yves SAPIN décède d’un accident de moto en allant rejoindre sa fiancée. «La maison de Jean-Yves, la vigne de Jean-Yves» rappellent la place occupée dans le pays par ce garçon de 25 ans. Il avait tout aménagé pour son ménage. En 1994, le lundi de Pentecôte, André Sapin fait trois tonneaux avec son tracteur, grosse frayeur pour tous, mais après 18 mois de lutte, André retrouve toute sa vitalité.

Les Hameaux dans la Grande Guerre:

Mussy, ce sont 13 hommes au moins partis au combat, 5 ne reviendront pas : Jean et Pierre MARDUEL : les frères de Louise (voir ci-dessous) Joannès et Jean-Antoine MARDUEL DEBROUX et Joseph ALIX.

Cinq reviendront blessés, malades ou gazés dont : Jean DESCROIX, (gazé, il mourra à 41 ans) ; Antoine SONNERY (amputation d’un bras) ; Nicolas SAPIN (ses filles lui retireront des éclats d’obus pendant longtemps) ; Jean-François LOUIS, malade durant la guerre, restera longtemps très marqué.

Les autres : Claude SAPIN, Antoine PIVOT, Joannès LIVET et Louis MARDUEL (le 3ème frère de Louise) reviendront avec de nombreuses décorations.

Outre le roman historique de Jean REBY-FAYARD, éditions Cheminements ou a commander à Ecobeauval, on trouvera dans l’exposition de Saint Laurent d’Oingt (visible immédiatement à la bibliothèque de la commune) des compléments sur la guerre et le relevé des monuments des Morts pour la France » sur le site : http://www.memorial.genweb.org

Dans le roman « Pierrette des Vignes aux tranchées » cette séquence de la vie des hameaux est largement reconstituée par la rencontre des familles PIVOT et MARDUEL avec Pierrette. Nous renvoyons aux scènes de l’été 1917 lorsque Pierrette arrive à Mussy avec Jeanne MAGNY et rencontre la maman d’ Antoine PIVOT et Louise-Clémence MARDUEL alors âgée de 14 ans.

L'agriculture dans le siècle:

 Au début du siècle, la vigne tenait une place beaucoup plus importante que maintenant. La crise viticole des années 1900- 1910, puis la guerre de 14 décimant les hommes l’ont fait reculer au profit de la polyculture et de l’élevage. Des surfaces difficiles à exploiter sont délaissées ( elles sont devenues acacias ou taillis). Les exploitations, petites( quelques hectares et quelques vaches laitières) resteront stables jusqu’aux années 50.

A ce moment- là se conjuguent l’évolution technique et l’arrivée d’une génération de jeunes voulant tous rester au pays. Les exploitations s’agrandissent par la récupération de surfaces qu’il faut souvent aller chercher loin. A la fin du siècle, les paysans des hameaux exploitent sur 8 communes.

Parallèlement à l’agrandissement, le développement de la vigne, favorisé par l’essor du Beaujolais, se précise.
Les jeunes utilisent à plein la possibilité d’extension du vignoble dans les années 60-80. Ils se spécialisent et la production laitière est abandonnée entre 67 et 84. Le dernier élevage se termine en 1995.

Il est heureux pour le pays que Ste Paule, la commune voisine, soit classée en zone de montagne avec l’ISM (Indemnité Spéciale Montagne, dénommée maintenant ICHN : Indemnité Compensatrice des Handicaps Naturels) aidant les éleveurs à rentabiliser les zones difficiles. Les pâturages des collines restent exploités, pour le plus grand bien du paysage et des vignerons.

Jusqu' en 1948, début de l’insémination artificielle, une corvée consistait à emmener les vaches au taureau …
Joseph TROUILLET, premier inséminateur pour toute la région, se souvient de ses venues à Mussy en 1949 ; il a été marqué par la difficulté que pouvaient rencontrer les animaux pour se nourrir.
Les vaches, bâtardes au début, puis grâce à la sélection des taureaux, progressivement de race Montbéliarde, améliorent les rendements laitiers d’autant qu’elles ne travaillent plus. Mais la culture de la vigne est l’avenir.
La production laitière est abandonnée en 1984, car la quantité ramassée se réduit comme peau de chagrin. C’est la fin de cette production dans le pays, comme d’ailleurs dans de nombreux autres villages du Beaujolais.

Le développement de la vigne:

Toutes les vignes au début du siècle, sont travaillées à la main (pioche et racle). Les vaches, outre leur modeste production laitière, sont attelées pour faire les charrois. Si dans deux exploitations on utilisait un cheval, certaines n’ont aucun moyen de traction animale et des charrettes à bras ont été utilisées jusqu’en 1945.

Jean-François LOUIS, combattant de 14/18, obtient un cheval de l’armée à son retour. Il possède donc Coco, qui sera le premier cheval à travailler dans les vignes en 1921. C’est déjà un allègement du travail physique, la pioche et la racle ne servant plus qu’à suivre le « cavaillon ». Mais le cheval ne passe pas partout. Vers 1942, apparaît le premier treuil pour labourer les fortes pentes.

Les premiers tracteurs enjambeurs n’étant pas adaptés à la déclivité, c’est l’arrivée des désherbants en 1970 qui apportera, par la « non culture » toujours pratiquée aujourd’hui, un réel soulagement à la pénibilité du travail dans les coteaux.

Les problèmes d’environnement qui découlent de cette pratique (pollution des rivières et des nappes phréatiques) interrogent beaucoup les vignerons d’aujourd’hui, d’autant que le retour au travail du sol dans les fortes pentes est incompatible avec la rentabilité actuelle de la viticulture.

La lutte contre les maladies, champignons et les éléments naturels :

La bouillie bordelaise et le pulvérisateur à dos ont fait bon ménage pendant plus de 50 ans pour le traitement du mildiou, avec le soufre sublimé et la poudreuse à dos pour l’oïdium.
La révolution, à partir des années 50, va se faire sur les produits et les appareils de traitement. Sur les produits ce sont : le soufre mouillable et les produits organiques de synthèse utilisables en mélange. Le pulvérisateur lui aussi se transforme : dans les coteaux, le compresseur avec un dérouleur et un tuyau tiré à la main, sera le premier progrès (1956), les atomiseurs à dos suivent (1959), puis les canons portés sur un tracteur fermier (1979).

Cuvages - Pressoirs:

D’après le cadastre de 1827, pratiquement aucun des bâtiments ayant servi de cuvage n’existait à l’époque, par contre toutes les habitations étaient élevées sur une cave voûtée. Pressoirs et cuves ont été logés en général dans des bâtiments annexes construits pour les protéger.

Trois habitations du dernier quart du 19ème siècle sont construites au-dessus du cuvage, ce qui nécessite une grande montée d’escalier pour atteindre le logement. Parfois le cuvier construit n’a été équipé de son pressoir qu’à la génération suivante.

Le premier pressoir installé en 1832 doit être le pressoir à roue de la famille Vernay (Charles Triboulet actuellement), visible au caveau de la coopérative de St Laurent d’Oingt, qui eut une fonction collective avant la généralisation des pressoirs qui s’est achevée dans le premier quart du 20ème siècle. Louise Triboulet, née en 1904,se souvient du transport de raisin fermenté au pressoir et du vin nouveau retournant dans les caves.

Le transport s’effectuait dans une benne à vendange portée par deux hommes, avec deux branches passées sous les cornières. Pour marcher avec la benne remplie de vin au ¾, il fallait marcher à pas alternés et en rythme afin de ne pas perdre le liquide. On mettait un broc à vin rempli aux 2/3 dans la masse de liquide pour maintenir l’équilibre.

La première pompe mécanique manuelle (catalane) a été achetée en 1920 par les frères Sapin. Dans les années 1925-1930, 19 pressoirs fonctionnaient : les plus anciens à « écureuil » ou à treuil et cabestan. Les systèmes    « américains » à barre et trois vitesses de serrage apparurent au début du siècle et ont été les plus nombreux. Duret, artisan à Lozanne, s’est illustré en réalisant la partie charpente des pressoirs qu’il équipait de système Marmonnier fabriquant des mécaniques de serrage.

Dans les années 1950, 15 de ces pressoirs fonctionnent encore, certains équipés d’assistance électrique ou hydraulique. Le bouleversement est venu après les années 60. La création de la coopérative a permis la libération des cuvages des adhérents, et les pressoirs horizontaux ont systématiquement remplacé les anciens pressoirs entre 1970 et 1980. Il reste actuellement 5 cuvages dans des bâtiments neufs ou complètement réaménagés. 

Fours à Pain:

Il y en a une douzaine dans le secteur et tous semblent avoir été construits entre 1830 et 1900, sans doute autour de 1850. En effet, le cadastre de 1927 ne comporte aucune des constructions ayant abrité un four, sauf peut-être la Maison Monfray (actuellement celle de Simon Sapin) et la maison Carle, puis Alix, dans cette partie sud qui semble une des plus anciennes du pays.

Ces deux lieux ont pu être des fours servant à cuire le pain pour tous les habitants du pays : ils ont tous deux un accès extérieur. L’époque de construction de ces fours semble être un élément accréditant le dynamisme de l’économie du 19ème siècle (entre 1830 et 1900) et une tendance forte à l’autonomie des familles. Le four individuel, comme le pressoir individuel, exigeant de gros investissements, indique un souci d’indépendance.

Ces fours semblent avoir été délaissés au profit du pain frais du boulanger (dans les familles, on faisait le pain pour un mois!). Après 1918, pratiquement plus personne ne faisait son pain, Michel Ferrière étant le seul à avoir fait son pain jusqu’à sa mort, juste avant la deuxième guerre .

Deux fours seulement restent entiers, celui de la maison Pertière-Sapin fonctionne régulièrement, cuisant pour la famille ou pour la fête de Mussy. L’autre est celui de Caton logé dans une petite construction au sud est du hameau. Ce four servait en 1900 aux familles Biolay-Petit.

Les commerçants ambulants :
Entre 1900 et 1920, des commerçants viennent à Mussy en voiture à trotter, ce sont : les épiciers, le boulanger et les bouchers.

  • Plusieurs épiciers sont passés par les trois hameaux. Ils venaient du Bois d’Oingt, de Pontcharra, de Villefranche et de Theizé (le dernier).
  • Un boulanger qui collectait aussi le lait, cède son commerce. Son successeur fait sa tournée en vélomoteur, avec une remorque, jusque dans les années 40.

A partir de 1926, avec l’arrivée de l’automobile, de nouveaux commerçants passent : Le dernier a pris sa retraite le 31 mars 1987.

Dans une autre catégorie, des marchands de tissus et vêtements ont sillonné la région : ils venaient de St Just d’Avray jusqu’en 39. L’un d’eux vendait aussi des chapeaux. Un jour il laisse son étal ouvert sur le coffre de sa C4, avance et recule pour tourner : les chapeaux sont aplatis sous les roues. Un autre venait de Grandris à partir de 1946, puis M. Goutard de 1951 à 1964. Avant 1940 , les plus courageux passaient à pied .
Autres commerçants :

  • Une mercière en provenance du Bois d’Oingt.
  • Un autre, en saison froide, vendait quelques kilos de poisson. Certains de ces colporteurs étaient des gagne-petit, handicapés par la vie, veuves de guerre ou victimes de maladies et non indemnisés.

Il reste toujours quelques commerçants ambulants dont le service est apprécié.
Plusieurs histoires sont rapportées sur les tueurs de cochons sévissant dans les hameaux.

Personnalités et personnages:

Benoît-Marie VERNAY (1864-1924) dit aussi « Chauve-souris » parce qu’il portait une pèlerine qui lui donnait l’allure de l’oiseau de nuit. Célibataire, ce personnage pittoresque s’intéressait à la politique et écrivait des articles sous les pseudonymes de : " Mathieu de la Drôme " et "Père Campi "

« La mère DESCROIX » (1870-1948) : Claudine Passot, son mari Jean Descroix et leurs 3 enfants, Jean, Marie et Pierre ont acheté en 1917 la propriété Carle. En 1927, Pierre se suicide par dépit amoureux. Le fils aîné Jean, gazé en 14, meurt en 1933 ; son père le suit en 1934. Veuve, Claudine va exploiter seule les terres avec quelques coups de main. Elle a deux vaches, un jardin et deux petites charrettes à bras. Les enfants (qui l’aiment beaucoup) l’aident parfois en rentrant de l’école à ramener une charge de bois mort. Joyeuse, elle chantait le Roi Dagobert et faisait rire en insistant sur le couplet « Le bon Roi Dagobert qui pète en mangeant des pois verts … ».

Claudius ALIX (1898-1987) : Louis Alix fut conseiller municipal et adjoint au maire. Son fils Claudius, également conseiller, poursuivit la tâche de son père, notamment en organisant avec le cantonnier les « barloques » : corvées collectives d’entretien des chemins (couper les buissons, boucher les ornières, entretenir les recoupes). Tous les ans, il organisait le nettoyage du lavoir. Possesseur de la première voiture du hameau 1931, le couple accepte aussi la première cabine téléphonique des hameaux en 1949, avec la charge de faire parvenir les messages aux voisins et de les accueillir.

Nicolas SAPIN (1895-1980) est l’aîné des 5 enfants de Pétrus Sapin et Marie Meunier. Il revient blessé à la tête de la guerre de 1914. Tout au long de sa vie ses filles lui ont enlevé des petits éclats d’obus revenant en surface. Amateur de jardinage, cultivant des poires dans des bouteilles pour les mettre à l’eau de vie, il mariait les blagues et les belles histoires de chasse, fin greffeur il participait comme moniteur avec Charles Triboulet au cours de greffage à l’intention des jeunes au foyer rural municipal.

Louis MARDUEL (1896- 1967) est l’un des revenants de la Grande Guerre et a été le ramasseur de lait dans les hameaux de la région. Cette fonction lui permettait pendant la guerre 39-45 d’avoir une attribution d’essence dont il fait bénéficier l’ensemble des clients de sa tournée… et d’autres! Sa camionnette C4 verte a transporté nombres de personnes et de marchandises. Il récupérait parfois, à leur grand bonheur, quelques gamins au retour de l’école. Il fut conseiller municipal. Sa mort tragique en 1967 souleva une grande émotion. Lors de ses funérailles, une foule impressionnante vint lui rendre hommage.

Charles TRIBOULET (1903-1989). Berger à partir de 8 ans ( à son grand regret car il devait manquer l’école de mai à novembre, alors qu’il aimait apprendre) puis ouvrier agricole, il vient s’installer à Glaizé (Ste Paule) en 1928, puis à Mussy en 1933. Travailleur manuel habile, ouvert au progrès technique, bon bricoleur, il participe à la vie de la commune : président de la cantine, de la mutuelle bovine, membre fondateur de la cave coopérative, il met au service des voisins, même lointains, son savoir-faire en matière de velages difficiles.

Jeanne SAPIN (1914-1994) est le deuxième enfant de Jean-François Louis et Francine Sadot, elle s’est mariée avec son voisin Jean-Pierre Sapin. Femme forte de corpulence et de personnalité, maman de 5 enfants, elle disait un jour avoir fini de payer l’accouchement d’un de ses enfants à la naissance du suivant (vive la sécurité sociale !!). Active, elle a participé au développement des services de l’association familiale (par exemple machine à laver itinérante dans les années 50) et à la cantine. Elle faisait le marché en vélo. Dotée d’une bonne voix, elle pouvait parler à son mari travaillant sur les coteaux de Ste Paule depuis la rue de Mussy. 

Albert SORNAY est le dernier exploitant agricole à Caton de 1939 à 1949. Tisseur sur métal, il est venu au décès de son beau-frère Baptiste Giors immigré italien qui avait acheté l’exploitation en 1938. C’était un homme joyeux. L’adaptation à l’agriculture fut rude, son épouse Ercoline Belleto en témoigne. Chaque matin il descendait le lait à Mussy, portant un joug sur le cou avec un bidon à chaque extrémité. Après la guerre il quitta Caton et reprit son ancien métier.

A la fin des années 40, on parlait du « préfet » de Mussy (Louis Marduel) du « sous-préfet » du Barnigat (Barthélemy Vernier) du « maire » de Caton (Albert Sornay). Un petit air de « commune libre »...

Exposition de Ternand du 1er au 13 novembre 2003
Cette exposition a été la première pour laquelle Ecobeauval a mis en relation les poilus du village avec les batailles de la Grande Guerre. Ternand y a perdu 27 de ses enfants,dont 25 figurent sur le monument de la commune. Par ailleurs, 60 soldats ont été recensés et parmi eux 15 ont été blessés ou gazés.

Parmi les prisonniers, dès 1914 : Jean Laffont, et Marius Vouta, dont il est question dans plusieurs chapitres de «Pierrette des vignes aux tranchées». La femme de ce dernier, native de Sainte-Paule, née Marie Brun se trouve dans le roman, c'est une amie de Pierrette.

L’accent dans l’exposition a été mis sur deux points :

  • Une guerre douloureuse, dès le début, on recense au village un mort par mois sur les 14 premiers mois du conflit, ce qui signifie 13 sur les 37 autres mois.
  • Les trois tués lors de l’offensive de Champagne.

1914

La Bataille des Frontières en août avec 2 poilus tués et un autre prisonnier

  • Jean-Pierre BALMONT - 30 ans - Tué le 29 Août dans la Somme (figure sur le monument de Châtillon d’Azergues).
  • Pierre-Marie GOUJET - 23 ans - Cultivateur- Tué le 3 sept. en Alsace.
  • Jean LAFFONT - 27 ans - Fait prisonnier le 29 août dans la Somme et interné à Munster en Allemagne. Il sera rapatrié le 24 janvier 191.

La Bataille de la Marne qui arrêta les Allemands début septembre a vu la mort de :

  • Victor VERRIERE - 24 ans - Tué le 14 sept. à Souain dans la Marne

La Course à la Mer, 2 blessés dont l’un décédera rapidement :

  • Marie-François LARRAT - 21 ans - grièvement blessé dans l’Aisne, mourra à l’hôpital du Mans le 9 Octobre 1914 Citation et Décorations
  • Siméon CHERMETTE – 21 ans - Cultivateu r- 172ème R.I. est blessé le 1er octobre au Bois d’Ailly Meuse - Versé au service auxiliaire puis réformé il décédera à 43 ans - Citation-Décorations

1915

Les combats de l’Hiver et du Printemps 1915 en Artois

  • Jean-Claude BERCHOUX- 22 ans - Tué le 9 février à Aix-Noulettes - 62.
  • Jean-Claude THEVENIN - 37 ans - Tué le 31 Mai 1915 à Ecurie - 62

Les autres combats dans les Vosges, où 3 appelés Ternandais sont morts :

  • François MULLET 23 ans - Tué le 9 février 1915 à Horleskopf en Alsace par éclats d’obus - Médaille Militaire.
  • Joseph ANDRILLARD - 21 ans - Décédé de maladie le 9 février en Lorraine.
  • Antonin CHARNAY- 23 ans- Tué le 22 juin 1915 à la suite de blessures de Guerre à l’Hôpital des Sources de Bussang dans les Vosges.

En juin 1915 un combat dans l’Oise dont on parle peu, verra de nombreux tués pour notre région, à Ternand ce sera un blessé.

  • Joseph CHARDON - 28 ans - Blessé le 26 juin 1915 dans l’Oise à Quennevières par éclat d’obus à l’épaule gauche et au bras droit. (Voir Chapitre 19 de Pierrette des Vignes aux Tranchées)

Entre les deux on se bat toujours notamment en ARGONNE, l’on déplore la mort de :

  • François Moulin 32 ans - Marié et Cultivateur. Tué le 11 Août 1915 au Bois de la Gruerie à Vienne le Château - Marne. Le Bois de la Gruerie, avec ses combats incessants, était nommé par les soldats français: « Le Bois de la TUERIE ».

Automne 1915 la terrible offensive de Champagne fait 3 morts au village :

  • Philibert SAPIN - 23 ans - Né à Alix - Ouvrier agricole à Sainte-Paule, à Létra, puis à Ternand. Tué le 28 septembre 1915 à Saint-Hilaire-le-Grand Marne.
  • Antoine-Marie GUILLARD - 20 ans - tué le 6 octobre à Maison de Champagne.
  • Pierre GIRERD - 42 ans. Tué aussi le 6 octobre au Bois des Roquettes - Marne

ORIENT et 1916

L’épopée en Méditerranée de 1915 à 1918 pour des soldats de Ternand.

  • Jean-Marie DESSEIGNE - 22 ans - Mort le 5 juin 1915 à bord du bateau-hôpital « Le Canada » arrimé à Cap Hellès en Turquie, lors de la bataille des Dardanelles. (Il est le cousin de Marie Brun) voir Pierrette des Vignes aux tranchées 
  • Maurice MOULIN - 27 ans - Cultivateur. Il a eu le paludisme en Orient
  • Jean JACQUET - 21 ans - a été également atteint du paludisme - Il est décoré
  • François COMBE ira en Orient en 1918 et sera aussi atteint de paludisme

La Bataille de Verdun en 1916 où deux jeunes sont tués, d’autres blessés

  • Etienne GOUNEL - 34 ans - Tué le 24 Février au Bois des Fossés Louvemont
  • Claude BOISSON - 22 ans - Tué le 17 Mars 16 à Béthincourt - VERDUN

Les Blessés ou prisonniers :

  • Joseph ANDRILLARD - 32 ans- Disparaît le 8 mars au Fort de Douaumont. Prisonnier, il sera rapatrié le 8 décembre 1918.
  • Joseph CHARDON, déjà cité, a été blessé à la main par un éclat d’obus à Fleury le 15 juillet
  • Joanny SONNERY - 24 ans - A eu 2 doigts coupés à Verdun
  • Jean-Marie BALMONT - 22 ans a été blessé à Verdun

Combats dans la Somme en 1916 avec nos alliés anglais, 2 tués de Ternand :

  • Claude FAUSSEMAGNE - 37 ans - Marié à Benoîte Danguin - Disparu le 5 Septembre à Belloy en Santerre - Décès confirmé par jugement en 1920.
  • Claude Marie CHARDON - 24 ans - Tué le 31 octobre 1916 à Sailly-Saillisel - Somme
  • Nous avons aussi recensé un blessé : François COMBE - 20 ans - Blessé le 31 août au bois d’Hem (Somme) par éclat d’obus à la jambe droite. Il s’est ensuite marié à Theizé.

Autres tués en 1916 : l’un en Alsace, l’autre en Picardie ?

  • Etienne DEBORDE - 39 ans, marié. Tué le 25 avril 1916 au Pont de la Violette à Bonhomme en Alsace
  • François PLANUS - 20 ans - A selon le monument été tué à Avocourt, dans la Meuse (donc Verdun) mais les autres sources indiquent sa mort le 30 avril à la Ferme d’Attiche près de Noyon dans l’Oise. 1917-1918

 

1917

Le Chemin des Dames : deux jeunes y ont laissé leur vie en 1917 :

  • Louis LACHIZE 20 ans - Tué le 4 mai 1917 à Bermericourt – MARNE
  • Louis PIERREFEUT- 20 ans - Blessé à Monronvilliers - MARNE. Blessé par plaie pénétrante à la poitrine par éclat d’obus. Décédé le 2 décembre 1917 au camp de Dillemann près de Suippes - (Marne), des suites de ses blessures . Inhumé au camp de Mourmelon le Petit (près de Châlon/M) tombe 224 (voir la photo des conscrits de la classe 17 où ils figurent tous les deux)

Les blessés de 1917, toujours au Chemin des dames

  • Claudius PAIRE - 20 ans - né au Bois d’Oingt, a participé à la « Bataille du Chemin des Dames » puis a vécu à TERNAND où il est mort en 1991.

Les offensives et contres offensives de 1918.

  • Pierre CHERMETTE - 22 ans - Blessé le 10 Octobre 1916 à Mornal : « Plaies multiples par obus ». Il est décédé dans l’ambulance le 10 juin 1918 à Catenoy à la suite de ses blessures au Bois de Ressons sur Matz - OISE.
  • Jean BRUN 22 ans - frère de Marie épouse de Marius Vouta. Tué le 17 Août 1918 à Tilloloy près de Montdidier- SOMME - Cette commune a été jumelée avec Carentan dans la Manche où existe une rue Tilloloy

Poilus décédés en captivité, à l’hôpital ou au retour des suites de la guerre :

  • Joannès CHARNAY (Joseph) 34 ans - Décédé le 23 Octobre 1918 à l’Hôpital d’Augicourt - OISE.
  • Jean-Claude PUTHOD 31 ans - décédé le 20 Janvier 1918 à l’Hôpital de Heilbronn - Allemagne
  • André DENIZE - 34 ans. Décédé à Ternand le 1er novembre 1918. Sur son acte de décès figure la mention : « Mort pour la France », (cependant il ne se trouve pas sur le monument de Ternand - sans doute l'est-il sur celui du village de l’Aisne où il est né le 8 juillet 1884)

Pour trouver les différents poilus figurant sur le monument aux morts de Ternand aller à : memorial-genweb

La première exposition de Lucenay en octobre 2002 :


Elle a été demandée à Ecobeauval par l’un des adjoints de la commune à l’occasion du déplacement du monument aux morts, érigé maintenant dans le nouveau parc de la Mairie.

Lors de cette exposition, en recensant les 85 combattants de cette guerre pour la commune, nous avons découvert que 6 Poilus de ce village avaient été tués lors de la seconde offensive de Champagne. Nous avons donc mis l’accent sur cette bataille, sans négliger les autres éléments fournis par les familles, et lorsque nous avons fait part de notre découverte aux 250 personnes présentes dans la salle d’exposition, nous avions l’impression de rendre au village sa mémoire collective, les vivants avaient oublié.

Les 29 morts de la commune ont été rassemblés sur le site de Mémorial gen-web.

D’autres compléments seront rassemblés ici au fur et à mesure sur les autres Poilus, notamment ceux qui ont été envoyés en Orient à partir de 1915, comme François RAVET, ancien maire de Lucenay , Pierre MONTET, pépiniériste et beaucoup d’autres.

La seconde exposition en 2006 :


Nous avions préparé de nombreux articles dans la presse locale.
Les différents articles de presse nous ont valu de retrouver les descendants de l'un des 6 Poilus morts en 1915 en Champagne : Jean-Aimé CROZET. L’un de ses petits-fils avait constitué un dossier contenant une véritable collecte de lettres et de photos qui ont servi lors de la seconde exposition de Mars 2006.

Pour en savoir plus sur les poilus de Lucenay, vous pouvez les retrouver dans les chapitres 18-22 de « Pierrette des vignes aux tranchées » qui peut être aussi commandé à Ecobeauval ou dans les magasins qui proposent des livres régionaux.