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Les expositions réalisées

25 expositions réalisées dont 23 sur le Beaujolais des Pierres Dorées :


- en 2001 : expositions expérimentales sur divers thèmes.

- en 2002 : exposition sur un hameau : « Mussy, un lieu de vie en pays d'Oingt ».
- en 2002 :  exposition à Lucenay (complétée en 2006) et Morancé.
- en 2002 : exposition à Bagnols pour le canton du Bois d'Oingt.
- en 2003 : expositions à Létra, Charnay et Ternand.
- en 2004 : expositions à Theizé, Lacenas, Liergues, Pouilly-le-Monial, Chazay d'Azergues.
- en 2005 : expositions à Cogny, Rivolet, Lozanne, Saint-Laurent d'Oingt et Le Bois d'Oingt.
- en 2005 : exposition à Anse sur une personnalité locale.
- en 2006 : exposition à Anse pour Ambérieux d'Azergues, Anse et Lachassagne.
- en 2007 : exposition à Châtillon et Chessy.
- en 2008 : exposition à Châtillon et Fleurie.
- en 2010 : exposition à St Vérand en partenariat avec "Les Jardins du Dialogue".
- en 2010 : exposition en partenariat avec La Maison du Patrimoine de Villfranche "Quand la Calade s'en va-t-en guerre"

Et deux en dehors du beaujolais sous le titre d'ECOVILLAGE :


- en 2005 : exposition sur la grande guerre à Carentan (Normandie)
- en 2004 : exposition sur l'évolution d'un quartier rural devenu urbain à Vannes (Bretagne)

LA GRANDE GUERRE entre août 1914 et septembre 1915 à Liergues et Pouilly le Monial :

   - Deux "Enfants des Villages" sont tués par mois soit 28 morts.
   - En France sur ces 14 premiers mois, c’est au moins 550.000 morts et 770.000 blessés.

Au total entre 1914 et 1918 à :

 - Liergues : 43 + 7 morts, 15 blessés recensés sur les 77 poilus retrouvés à ce jour.

 - Pouilly le Monial : 18 + 2 morts, 6 blessés recensés sur les 35 poilus retrouvés à ce jour.

43+18 selon les monuments aux morts des deux villages et 9 trouvés dans notre recherche (ils figurent le plus souvent sur des monuments dans les communes où ils ont aussi vécu).

Beaujolais des Pierres Dorées → 39 Villages → 1.200 morts sur 2.900 Poilus (estimation)

1914 - 1915 dans nos villages :

La Guerre, pour les jeunes appelés Français, devait être courte. La première bataille dite « des Frontières » visait à reconquérir l’Alsace-Lorraine perdue en 1870 et arrêter l’arrivée des Allemands par la Belgique. La neutralité de ce petit pays avait été violée. Cette première bataille ayant été perdue, dès fin août 1914, les Allemands arrivaient à quelques kilomètres de Paris.

La « Bataille de la Marne » début septembre, voit l’offensive allemande arrêtée par le maréchal Foch, avec la mobilisation des taxis pour transporter les soldats.

Les deux premiers mois ont été les plus meurtriers de cette guerre : 6 jeunes de Liergues parmi le 329.000 morts Français :

  • Jacques BOULON, 25 ans, le 19 août à Walscheid - LORRAINE
  • Laurent PERRIAUD, 30 ans, le 24/8 à Ste Marie aux Mines - ALSACE
  • Joseph FAURE, 27 ans, le 29 août à Bruay - SOMME
  • Jean MIGNARD, 28 ans, le 1er Sept. à Méricourt - SOMME
  • Jean BIGOT, 31 ans, le 11 sept. à Le Meix-Tiercelin - MARNE
  • Joseph BERGER, 22 ans, le 14 sept. à Morains - MARNE

Autre soldat blessé :

  • Antoine GREPPO, 30 ans, le 23 août à Ste Marie aux Mines - ALSACE


La « Course à la Mer », la troisième bataille de 1914, est une précipation en direction de la mer entre Français et Allemands pour stopper ou favoriser l’arrivée des Alliés Anglais. Elle entraîna en Picardie le décès de 2 jeunes, le premier de Liergues, le second de Pouilly-le-Monial.

  • Jean PLASSE, 33 ans, de Liergues, mort le 23 sept. au Plateau de Vingré, Soissons
  • Claude CINQUIN, 33 ans, de Pouilly le Monial, mort le 9 octobre des suites de ses blessures à l’Hôpital de Noyons dans l’OISE.

Cependant les semaines suivantes, dans la période dite de stabilisation, le village dut aussi déplorer le 20 octobre la blessure à la jambe, vers Lihons (SOMME), de Benoît GARRY de Liergues et surtout les décès de : 

  • Louis LAROCHE, 21ans, mort le 28 novembre à Fontaines les Cappy - SOMME
  • Paul LAROCHE, 27 ans, mort le 21 décembre au Bois Saint Mard - OISE

Autre décès de Pouilly-le-Monial :

  • Louis Amédée MADRAY 42 ans, né en SAVOIE, marié à Pouilly en 1899 avec Joséphine BRESSAN. Soldat territorial chargé de garder les voies ferrées au bord de l’Azergues à Anse, mort le 23 août d’un accident en service commandé.

Ici, comme ailleurs, la quasi-totalité des mobilisés a participé aux combats. Les hommes nés entre 1872 et 1894 : 135 pour les 2 village.

La guerre de mouvement a laissé place à la guerre des tranchées :

Dans les tranchées, chaque kilomètre gagné ou perdu se paiera en sacrifices humains inouïs : dans les tranchées, un homme mort au m² entre 1915 et l’été 1917. On se bat dans plusieurs lieux : Artois, Champagne, Argonne et aussi ailleurs en Europe.
Jean-Claude LAVERRIERE, de Pouilly-le-Monial, participe à la Bataille de Soissons et se trouve prisonnier des Allemands le 14 janvier à Crouy. Il ne reviendra qu’en 1918. Mais on est toujours et encore en Alsace-Lorraine où la ligne de front, donc les tranchées, passe dans la partie reconquise, c’est là que trouvent la mort :

  • Claude DEROCHE  31 ans, de Pouilly-le-Monial,mort le 25 janvier à UFFHOLZ - ALSACE
  • Joseph BOISSON 26 ans, de Chazournes, S/Lieutenant, mort le 29 juin 1915 - ALSACE
  • Jean MINOT de Pouilly lui aussi est en Alsace, près de Colmar, il participe en Juillet à la Bataille du Linge et reçoit une citation pour son courage.

Commencent alors la série des grandes offensives de l’année 1915

Après la guerre de mouvement de 1914, le front se stabilise pour évoluer très médiocrement pendant les périodes suivantes. Les généraux des deux camps lancent des offensives, avec des deux côtés, des pertes en hommes effroyables pour des gains très minimes, notamment en Artois, et surtout en Champagne.

En Artois, les offensives alliées donnèrent lieu aux combats tristement célèbres au printemps et à l’automne de : Notre-Dame de Lorette (Pas de Calais), Loos, Neuville, St Vaast, Souchez et Ablain St Nazaire. 4 Poilus: deux de Liergues (Pierre Bigot et J.P Giraudet), deux de Pouilly-le-Monial  (Pétrus Sanalaville et François Roche) y laissent leur vie

  • Pierre BIGOT 33 ans, à N.D. de LORETTE, le 14 février 1915.
  • Pétrus SANLAVILLE 34 ans, à BOUVIGNY, le 3 Mars 1915.
  • Jean-Pierre GIRAUDET 34 ans.
  • François ROCHE 24 ans, à AIX-NOULETTES, le 27 juin 1915.

2 jeunes Lierguois sont blessés à Notre Dame de Lorette en Artois :

  • Jean-Louis JOMAIN le 3 mai 1915 est blessé gravement à la main.
  • Alexandre BOISSON le 15 mai 1915, éclat d’obus à la nuque et à la face.

Et toujours en Artois, un jeune de Pouilly:

  • Jean-Louis LAVERRIERE, de Pouilly, est blessé à Souchez (éclat d’obus à l’abdomen) le 2 août 1915.

En décembre 1915, on trouve la trace d’Antoine FAYARD, 38 ans, de Liergues. Il est à Revigny, en Argonne, et adresse une carte à la famille Lapierre de Pommiers en se plaignant de ses rhumatismes. Une semaine après, il sera évacué malade, néanmoins il retournera au front en janvier 1916.

    En 1915 nous avons noté la mort de 3 poilus de Liergues, sans connaître les circonstances de leur décès :

  • Joseph GENEVAY 22 ans, mort le 14 avril 1915, Lieu à préciser.
  • Joseph GEOFFREY 30 ans, né à Saint Nizier d’Azergues, mort en captivité à Cassel en Allemagne le 18 mai 1915.
  • J-François PEILLIEN 37 ans, né à Ville /Jarnioux, mort le 14 Juin à Liergues.
  • Auguste POLLIGNAC 33 ans, né à Ville/Jarnioux, cultivateur à Liergues. Mort le 19 septembre 1915 à l’ hôpital de d’Orléans des suites de ses blessures.

Les deux offensives de CHAMPAGNE au Printemps et à l’Automne :

La 1ère se déroula du 16 février au 17 mars dans la région de Tahure - Mesnil les Hurlus, Beauséjour et deux poilus de Pouilly-le-Monial, H.-V. Allègre, François Ducros et deux de Liergues, J.-M.Coillard et Nicolas Valland, trouvent la mort dans ces combats :

  • Henri-Victor ALLEGRE 26 ans, grièvement blessé au Fortin de Beauséjour (bataille du 16 au 23 fév.). Il est mort à le 28 février à l’Hôpital.
  • François DUCROS 20 ans, tué le 15 mars à Mesnil les Hurlus (51).
  • Jean-Marie COILLARD, 27 ans, tué le 17 mars à Mesnil les Hurlus (51).
  • Nicolas VALLAND, 39 ans, mort le 16 mai à Mesnil les Hurlus (51).

Entre les deux offensives, il y eut une période dite de : « Répit de l’été 1915 » qui vit cependant 48.000 jeunes Français mourir sur leur territoire.
La seconde fut concentrée entre le 25 septembre et le 8 octobre, des noms resteront célébres : le Trou Bricot - le Bois des Roquettes, et plus encore la Ferme de Navarin – La Main de Massiges - Tahure

Lors de cette offensive, les appelés originaires de la région des Pierres Dorées ont particulièrement souffert puisque l’on compte au total près de 50 morts de la région, dont 6 de Lucenay.

 

En ce qui concerne Liergues l’on peut rattacher les 4 décès suivants (et un blessé) :

  • Jean-Claude CHERVET, 25 ans, mort le 24 septembre à Perthes-les-Hurlus.
  • Paul VARLOUD 20 ans, mort le 27 septembre à la Ferme NAVARIN.
  • Jean-Pierre JANDOT, 27 ans, mort le 3 octobre à Ville-Tourbe.
  • Claude-Louis LAROCHE 61 ans, mort le 31 octobre à Tahure.
  • Il y eut également un blessé : Jacques LABATY le 8 octobre à Souain (51).


L’écrivain Blaise CENDRARS («L’Or, La main coupée») perdit, à la «Ferme de Navarrin» un bras, le jour suivant la mort de Paul VARLOUD.

 

La guerre se déplace en méditerranée et retourne en ORIENT :

La guerre a éclaté dans toute l’Europe, pourtant le front est stabilisé à l’Ouest (France-Belgique) et l’aventure commence à l’Est. La Turquie de l’Empire OTTOMAN est alliée aux Allemands et aux Autrichiens. Les Allemands, en 1915, font reculer les Russes et le 5 août prennent Varsovie. Ils arrivent à la frontière Russe, puis occupent Belgrade (8 octobre). Les alliés Anglo-Français décident d’aider les Russes qui font partie de l’Entente, pour cela ils se préparent à une action afin de libérer le détroit des Dardanelles. La campagne se déroula à l’automne 1915. Le 11 octobre 1915, les alliés débarquent à Salonique en tentant de forcer le détroit Turc des DARDANELLES. Ce fut un échec. Par la suite, les troupes alliées stationnèrent à Salonique et des escarmouches se produisirent avec les Bulgares.

Sont décédés à la suite de cette expédition (haleur, paludisme, malnutrition, scorbut, manque de verdure) :

  • Joseph GUILLARD 24 ans, né à Theizé, de Liergue, blessé en mai 1915, puis tué à Pavolo en Serbie le 12 Novembre 1916
  • Pierre COLLONGE 22 ans, né à St Julien, de Liergues et Pommiers, mort de ses blessures le 26 mars 1917 à Gorica en Grèce

D’autres ont été en Orient et nous avons retrouvé les traces des poilus suivants :

  • François BIGOT, garde-champêtre à Liergues, au 252ème R.I
  • Philippe CAILLAT, transporteur à Liergues, au 47ème Régiment des Chasseurs d’Afrique
  • Jacques LABATY de Liergues, en Orient du 2 décembre 16 au 1er novembre 1917, il en est revenu avec le paludisme
  • Jean-Claude MULATON de Pouilly, selon le témoignage d’Olivier MARDUEL, a participé en 1915 à la campagne des Dardanelles
  • Jean-Claude MULATON de Liergues, selon le même témoignage
  • Jean-Marie RATIGNIER, cultivateur à Liergues, au 47ème RAC. *selon un document prêté par Maurice RAVET de Lucenay, descendant d’un poilu d’ORIENT.


1916 - Verdun:

Pour les Allemands, il s’agissait à Verdun de « saigner à blanc l’armée française » avant l’intervention massive des Anglais : une victoire en ce lieu atteindrait la France au cœur. Par contre JOFFRE avait jugé une attaque improbable à cet endroit et désarmé plusieurs forts autour de Verdun. Le 21 février, 1200 canons bombardent un front de 20 kilomètres et écrasent pendant plus de 9 heures les premières lignes. Mais des soldats isolés sortirent de leur trou pour tirer sur un ennemi qui croyait nos positions désertées. Ce fut la plus terrible des batailles : entre février et décembre 1916 : 350 200 Français furent tués, dont les trois-quarts à Verdun. Finalement : « Ils ne sont pas passés ».

Verdun, février à décembre 1916, pour Liergues 4 tués :

  • Jules CHASSY 30 ans, né à Villefranche/S., de Liergues, tué le 14 mai 1916 à Damloup - Verdun.
  • Jean-Pierre PASSOT 30 ans, né à Lacenas résidant à Liergues, tué le 7 Juin à Souville Tavannes -Verdun.
  • Pierre TERRASSE, 23 ans,  né à Sainte-Paule, de Liergues, mort le 8 Mars au Bois Bourrus.
  • Philibert TRICHARD 25 ans, né à Liergues, mort le 12 Mars à Douaumont, Verdun.

Ces 4 jeunes de Liergues figurent sur le monument, cependant nous avons aussi trouvé 2 poilus morts à Verdun qui ont un lien avec le village il s’agit de :

  • Pétrus CHEZE,  mort le 17 mars 1916 à Verdun (tombe à Liergues).
  • Auguste GARDET 28 ans, mort le 8 juin 1916 à Verdun, Monument de Lissieu (tombe à Liergues).

Nombreux jeunes des 2 Villages ont participé à cette bataille, nous avons retrouvé parmi ceux qui ont été blessés ou prisonniers :

  • Antoine THOMAS, de Pouilly, a été fait prisonnier le 18 mars lors de la bataille de Verdun, il sera rapatrié en décembre 1918.
  • Emile MARDUEL 21 ans, de Pouilly, a été enseveli en juillet 1916 à Verdun, mais il est sauvé in-extremis par un cousin de Theizé.
  • Antoine GREPPO de Liergues, blessé le 12 juillet au Bois Fumin - Verdun.

1916 - La Somme 1er juillet et décembre :

Avant même que ne commence la bataille, un poilu avait été tué dans l’Aisne dès le 19 janvier :

  • Pétrus GEOFFRAY 24 ans, de Liergues, à Berny-Rivière - AISNE.

Contrairement à Verdun, la Somme est une initiative voulue par JOFFRE. Il avait prévu depuis février d’engager le gros de ses troupes en juillet et de solliciter les troupes anglaises. Les Allemands reculèrent de quelques kilomètres, mais peut-on parler de victoire pour les alliés? Les Anglais perdirent de nombreux soldats (20.000 morts le 1er juillet ).

Un poilu de LIERGUES est tué dans cette bataille :

  • Jean-Claude JOMARD 25 ans, tué le 23 août 1916 à Hem - SOMME. (Transcrit le 1916 à Liergues).
  • Jean BOISSON 25 ans, né en Suisse, poilu prêtre - S/Lieutenant, tué à Sailly-Saillessel. (tombe à Liergues).
  • Antoine JOMAIN 40 ans, décède à l’Hôpital de Gray (Haute-Saône) sans que l’on sache où il a été blessé, sans doute à Verdun.

 

1917- Chemin des Dames et autres batailles:
Le 16 avril 1917, le Général NIVELLE lance une puissante offensive entre Reims et Soissons dans le but de percer le front allemand. Mal préparée, l’attaque butte contre les positions ennemies du « Chemin des Dames ». Ce cuisant échec va provoquer une crise très grave au sein de l’armée française. 250 mutineries éclatent ; elles marquent le refus d’être « des bêtes que l’on mène à l’abattoir » à la disposition de chefs insoucieux de la vie des soldats.
Le bilan est terrifiant : entre le 16 et le 25 Avril : 32.000 tués, 80.000 blessés, 5.000 prisonniers, puis le double entre le 26 avril et le 10 mai. Au total, 350.000 victimes.

Trois poilus de Liergues sont morts en 1917, deux au Chemin des Dames, le 3ème doit y être rattaché :

  • Claude PERRIN, 26 ans, né à Liergues, tué le 16 avril 1917 à Corminy la Meuville - MARNE.
  • Marcel BOISSON, 24 ans, de Chazournes, tué le 16 avril dans la Vallée de Voulais - AISNE. (Tombe au Cimetière).
  • Jean-Antoine NICOLAS, 21 ans, né à Pouilly, tué le 18 avril à la Ferme de Mauchamp à BERRY au BAC - AISNE.

Par ailleurs, deux appelés de Liergues et deux autres de Pouilly-le-Monial seront également déclarés : « Morts pour la France » en 1917 :

  • Jean SAUVAGE, 20 ans, résident à Pouilly le Monial, tué le 7 janvier près de Péronne - SOMME.
  • Jean-Claude MULATON, 21 ans, mort à Liergues le 27 mars 17 des suites de ses blessures.
  • Jean-Claude GAUTHIER, 25 ans, né à Liergues, résident à Lacenas. Mort le 23 octobre au Plateau de Malmaison. (Tombe à Liergues).
  • Jean-François GRAND, selon le monument de Pouilly mort en 1917, mais contradiction avec sa tombe : 1880-1918.

Antoine FAYARD de Liergues a aussi été blessé le 23 août 1917. Pétrus VIAL de Pommiers puis de Liergues participe au Combat de Malmaison (voir ci-après). C’est aussi au printemps 1917 que les Etats-Unis décideront d’entrer en guerre. Un premier contingent arrive le 26 juin. C’est bon pour le moral des Armées.


1918 - Les dernières offensives :
Le 3 Mars, l’armistice est signé entre Russes et Allemands, ceux-ci peuvent alors se concentrer sur le front Ouest. Dans l’autre camp, les Américains sont entrés en guerre à côté des Alliés. En France Clemenceau, à 76 ans, devient fin 1917, Président du Conseil, c’est l’homme de la « Guerre Intégrale ». Cependant les Allemands libérés du front Russe, à partir du 21 mars, lancent cinq grandes offensives. Les deux premières en Artois et en Picardie, et le 29 mars, « la grosse Bertha » fait 88 morts dans une église à Paris. Le front allié recule mais ce n’est pas déterminant.

  Pour les deux Villages nous avons retrouvé  :

  • Philippe ARNAUD, 26 ans, de Liergues, fait prisonnier le 22 mars en Lorraine. Il sera rapatrié le 7 décembre 1918.
  • Jean-Louis LAVERRIERE de Pouilly, blessé le 30 mars dans la région de Lassigny - OISE. Il reçoit alors sa 3ème citation.
  • Etienne PERRIN, 40 ans, de Pouilly, intoxiqué par le gaz moutarde  le 7 avril dans la Forêt de Courcy - OISE.
  • Pétrus VIAL est blessé et se rend le 14 avril à l’hôpital de Soissons.

Deux jeunes de Pouilly trouvent la mort lors de ces offensives:

  • Jean BIOLAY, 20 ans, de Pouilly, mort le 4 avril à l’Hôpital de Beauvais des suites de ses blessures - OISE.
  • Jean-Claude POLLET, 20 ans, de Pouilly le Monial,  tué le 25 avril au Mont Kemmel en BELGIQUE.

La 3ème offensive part, fin mai, en direction de la Marne qui est atteinte. La 4ème vers Compiègne est un échec.

L’on peut rattacher à ces offensives, la mort de :

  • Claudius LAURON, 21 ans, de Pouilly, sergent au 410ème RI, tué le 27 mai à Leuilly - AISNE.
  • Benoît JOMAIN, 26 ans, de Liergues, blessé le 12 juin (fracture et plaie à la jambe). Il décédera le 13 à l’hôpital de Beauvais - OISE.
  • Pierre LAMERCERIE, 20 ans, de Liergues, est tué près de Reims à Ville–Dommange le 18 juin 1918.

Lors de la 5ème offensive en Champagne le 15 juillet, les Allemands arrivent à établir une tête de pont de 14 kilomètres sur la Marne. On verra ci-après les lettres écrites par Jean Biolay de Liergues au sujet de ces attaques allemandes. La contre-offensive alliée (franco-anglo-américaine) est lancée le 18 juillet de la forêt de Villers-Cotterêts (AISNE). Sur 40 Kms de front les Allemands reculent de 8 kilomètres et 10.000 d’entre eux sont faits prisonniers le 19 Juillet. Les combats se poursuivent jusqu’en septembre.

Cette contre-offensive aura son prix et des «Poilus» de nos villages, 4 y ont perdu leur vie :

  • René BOISSON, 24 ans, de Chazournes, enterré à Liergues, tué le 11 août à Vendeuil dans - AISNE. L’inscription du monument indique Moreuil, SOMME.
  • Moïse H. BOURDALOUX, 24 ans, de Pouilly, est blessé. Il meurt le 13 août 1918, dans l’ambulance près de Chalons-sur-Marne.
  • Louis PINONCELY, 20 ans, de Liergues, mort le 2 septembre à l’hôpital de ELBEUF des suites de ses blessures.
  • Jean BROSSETTE, 18 ans, né à Jarnioux, habitant Liergues, mort le 12 septembre à l’hôpital de St Mandrierdes suites d’une grippe.

D’autres appelés ont été blessés, il s’agit de :

  • Jean BIOLAY, 20 ans, de Liergues, blessé à la jambe à Faverolles en Picardie le 10 août. Il est évacué au Mans.
  • Jean-Marie DESCOMBES, 21 ans, de Pouilly, blessé le 29 septembre au Mont Cuvelet - ARDENNES.

Fin septembre mais aussi en octobre, des blessés décèdent et on se tue encore, Guillaume II sent la défaite arrivée, c’est un baroud d’honneur jusqu’à début novembre, là encore Pouilly doit déplorer deux morts :

  • Antoine EDOUARD, 25 ans, de Pouilly, est blessé. Il meurt dans l’ambulance à Guignicourt le 25 octobre 1918 - MARNE.
  • Joannès MAGNY, 40 ans, né à Pouilly,mort le 30 octobre à l’hôpital de Joigny d'une broncho-pneumonie grippale - YONNE.

Morts pour la France en 1919:

  • Claude-Antoine BIOLAY, 23 ans, de Pouilly-le-Monial, mort le 17 février 1919 à l’Hôpital de St Paul Trois Châteaux des suites d'une maladie contractée aux armées

  

 Pour d’autres poilus de Liergues, notamment Pierre GIRAUD et Pierre PERRICAUD, la recherche est en cours et toute personne qui pourrait nous renseigner serait la bienvenue

Pierre GIRAUD, (deux poilus portant le même nom ont été trouvés).

Pierre PERRICAUD, nous n'avons rien à ce jour.

 

 

L'Exposition réalisée sur 2007 et 2008 en lien avec les associations La Licorne (Chatillon) et la Vigneronne (Chessy) sur le thème   "Vie sur le front - Vie aux villages" a connu durant les deux années un grand succès.

Pour cette exposition, retraçant le quotidien de chacun pendant la grande guerre,  Ecobeauval  a bénéficié de soutien grâce à  "La Licorne" et la « Vigneronne , non seulement pour tenir les permanences mais également pour avoir une bonne maîtrise du sujet sur un plan local, sans compter les compétences d’historiens et d’informaticiens. La collaboration, entre tous,  a permis de réaliser une présentation très riche en informations mais aussi soignée, colorée et diversifiée. 

C'est un panneau s'intitulant « nos deux villages à la veille de la guerre» qui ouvrait l'exposition,  puis, de manière chronologique, quelques grandes batailles étaient décrites avec le nom  des Chatillonnais et des Cassissiens tombés à cette occasion.  L'exposition présentait également les différents visages  (notamment l'aspect de la vie quotidienne) de cette période,  à partir de nombreux matériaux : archives, cartes postales,  photos, journaux, objets des tranchées etc.

La visite fut  très appréciée par les visiteurs de tous âges, ainsi que par les enfants des classes de CE2, CM1 et CM2 des écoles des deux villages.

Alors que toutes les communes de France célèbrent chaque année solennellement l'armistice du 11 novembre,  l'exposition a permis de donner du sens à ces commémorations et de contribuer au devoir de mémoire et de vigilance.

Létra du 1er au 13 novembre 2003

Le début de guerre est dramatique pour Létra, qui voit entre le 29 août et le 20 septembre, disparaître 6 de ses enfants. Deux sont tués, le terme de disparu pour les quatre autres ne laisse pas planer beaucoup d'espoir... En principe l'on sait qu'ils sont morts au combat, sans que leur corps soit identifiés. Pourtant la mort officielle doit être attendue 5 ou 6 ans.